Comment le processus d’immunité se met-il en place dans l’organisme ?

Par le Dr. Jean-Christophe Charrié

L’immunité se fait lors d’une agression à la suite de la cascade d’événement : ADAPTATION, CONGESTION, INFLAMMATIONIMMUNITÉ.

L'immunité défend des agressions

Qu’est-ce que l’immunité ?

Le système qui gère l’immunité est un système biologique qui permet à l’organisme de se défendre des agressions. Il permet de reconnaître le soi et le non-soi.

Chez l’être humain :

– le soi est défini par le système HLA
– le non-soi c’est tout ce qui ne contient pas les récepteurs HLA et qui sont en contact avec les globules blancs.

Pour faire simple, si votre corps est un pays et que les cellules en sont les habitants, le HLA, c’est alors comme le passeport.
Les globules blancs sont comme des douaniers militaires. De ce fait, si vous passez un contrôle et le passeport est présenté, on vous laisse tranquille. En revanche, l’individu qui n’a pas de passeport est arrêté.

HLA immunité
HLA : le soi et le non-soi

Ce type d’immunité est humoral, c’est-à-dire qu’elle se passe dans les liquides de l’organisme (sang, lymphe…). Son efficacité dépend donc de la congestion et du niveau physiologique de l’inflammation. Il lutte contre les virus et les bactéries qui y circulent.
Ce système de défense dépend surtout des lymphocyte B. Leur nom vient de la « Bourse de Fabricius », un organe des oiseaux dans lequel les cellules B sont produites et arrivent à maturité.

Chez l’humain, la naissance et la maturation des lymphocytes B se fait dans la moelle osseuse (Bone, os en anglais).

Mais, puisqu’il y a des espions qui se mettent littéralement dans la peau des habitants du pays, il faut également un système plus perfectionné.

immunité virus espion
Les virus, ces espions...

Les virus, des espions infiltrés

De la même manière que certains types de bactéries ou de parasites, les virus font aussi partie de ces espions .

Ceux de la famille du corona, rentrent dans une cellule et utilisent son usine métabolique pour produire des clones (se dupliquer). Ainsi, étant « dans la peau » d’un habitant, ils pourraient passer inaperçu.

Mais le système immunitaire a une parade !

Il possède en effet des douaniers bien particuliers qui gèrent ce que l’on appelle l’immunité cellulaire.

Ce sont un certain type de globule blanc : les Lymphocytes T (T pour Thymus car leur perfectionnement se fait dans le thymus) et les Lymphocytes NK (NK pour Naturals Killers).
Les Lymphocytes T (dit cytotoxiques) détruisent les cellules infectées par les virus.
Tandis que les NK s’occupent de cellules particulières dont les cellules cancéreuses selon un processus extrêmement complexe.

Un système doté d’une mémoire…

Le système immunitaire permet aussi d’enregistrer une mémoire immunitaire. C’est pourquoi il est possible de reconnaître un agresseur quand il se présente à nouveau face à l’organisme. Ainsi, ceux qui ont fait l’infection au corona cette année, ne devraient pas la refaire l’année prochaine. Ni les autres années d’ailleurs. Sauf si cette mémoire s’épuise dans le temps ou si le covid-19 a la bonne idée de muter et de changer d’apparence pour l’organisme.

Immunité : à quoi s’intéresser si l’on applique une approche systémique  Endobiogénique

On va s’intéresser particulièrement :

  • à l’état de congestion
  • à la dynamique d’inflammation 
  • au fonctionnement de l’axe hormonale qui gère la thyroïde, le thymus, le SRE (système réticulo endothéliale)
  • à celui de l’axe hormonale qui gère les glandes surrénales. Il est en effet le principal gestionnaire de la phase inflammatoire, indispensable à la mise en place des éléments de l’immunité.
  • au fonctionnement de l’axe hormonale qui gère les gonades (ovaires, testicules) indispensable pour construire les éléments de l’immunité.

Par le Dr Jean-Christophe Charrié, le 10 avril 2020