Défenses immunitaires et les micronutriments essentiels.

Par le Dr en Pharmacie Céline Talleux

Nos défenses immunitaires peuvent être optimisées par une utilisation intégrative des micronutriments.

Nutrition-alimentation

Nous avons tous conscience de l’importance d’un taux optimal de vitamine D pour soutenir notre immunité. Et plus encore dans cette période du Covid 19. D’autres petits ingrédients de santé méritent également notre attention particulière. 

Sélénium et les défenses immunitaires

Le sélénium est important pour la protection de l’organisme face aux infections virales. L’adaptation face à une agression génère par les mécanismes mis en place de grandes quantités de radicaux libres.

Le sélénium est le cofacteur d’une enzyme antioxydante, la glutathion peroxydase, très sollicitée pour la défense antiradicalaire. Il est donc protecteur de nos cellules et de nos structures contre le stress oxydant.

Il intervient également directement dans le fonctionnement du système immunitaire par régulation des lymphocytes T et B, et aussi au niveau de l’inflammation.

D’autre part, le sélénium entre dans la composition de certaines protéines appelées les selenoprotéines qui permettent la synthèse de nos hormones thyroïdiennes. L’axe thyréotrope, garant de notre énergie durable, est un socle de nos défenses face à l’agression.

Il participe aussi à la détoxication hépatique en tant que cofacteur enzymatique.

Concernant les sources alimentaires, là aussi les fruits de mer ont la cote mais aussi les poissons. Tout comme la viande, les champignons, les œufs, les algues, les oléagineux…

Et sachez que la consommation de 3 à 4 noix du Brésil par jour pourront nourrir vos besoins journaliers en sélénium.

La carence en sélénium est rare mais les déficits peuvent être liés à un défaut d’absorption digestive allant de la simple hyperperméabilité intestinale à la maladie de Crohn.

Vitamines et les défenses immunitaires

La Vitamine A

Cette vitamine liposoluble est impliquée dans l’intégrité et le renouvellement des muqueuses, intestinales bien entendu mais également pulmonaires.

Elle possède en outre des propriétés anti oxydantes et soutient la corticosurrénale.

La vitamine A intervient également dans le métabolisme des hormones thyroïdiennes. Elle est aussi impliquée dans les réactions de détoxication.

Dans les produits animaux elle est présente sous forme de rétinol et dans les sources végétale sous forme de pro vitamine A comme le bétacarotène.

Vous la trouverez dans les légumes (carotte, potimarron, patate douce…), les fruits, les oléagineux, céréales, germes de blé, poisson (foie de morue), foie de volaille, le beurre. Les jaunes d’œufs à la coque en sont une excellente source aussi.

Sa présence dans notre organisme dépend de nos capacité d’absorption intestinale donc de la santé de notre intestin mais aussi de nos secrétions biliaires, pancréatiques.

La vitamine E

Veillez également à de bons apports en vitamine E qui intervient au niveau de l’immunité, l’inflammation et la protection antioxydante.

Vous la trouverez dans les huiles végétales, colza, huile de germe de blé mais aussi dans les fruits à coque, l’avocat, le poisson (sardine, anguille et foie de morue), les œufs…

La vitamine C

Ses vertus sont bien connues de tous en termes de défense immunitaire et pour cause…

La vitamine C est un cofacteur de nombreuses enzymes.

Dans le cadre de l’adaptation, l’acide ascorbique soutient nos glandes surrénales, la synthèse des hormones stéroïdiennes (le cortisol et les hormones sexuelles), la synthèse de noradrénaline.

À forte dose elle pourrait limiter la sécrétion de cortisol. Elle est soutenante du système immunitaire. Et ceci en favorisant la synthèse des immunoglobulines, stimulant les lymphocytes T et B.

La vitamine C alimentaire favorise l’assimilation du fer lui aussi indispensable à notre immunité.

Cette molécule est antioxydante et régénère notre précieuse vitamine E. 

Nous la trouvons dans les fruits surtout les agrumes et les fruits rouges. Les choux en sont de bonne source, les légumes en général, le persil et autres herbes aromatiques mais aussi les abats.

Les groupes à risque de déficit sont les fumeurs, les sportifs, les personnes âgées ou ayant un trouble de l’absorption digestive, la consommation excessive d’alcool.