L’endobiogénie se concentre sur la capacité de l’organisme à mettre en place ses mécanismes d’autoréparation, de restauration.

Cela fait plus de 40 ans maintenant que le Dr Christian Duraffourd (†) a travaillé sur une nouvelle façon de penser la médecine, à savoir intégrative et personnalisée. Ce changement de paradigme optimise de façon considérable les connaissances acquises en médecine. Accompagné par le Dr Jean-Claude Lapraz et par une équipe de médecins, il a œuvré au développement de cette approche qui s’est dotée d’un nom en 1998 : l’ENDOBIOGENIE.

Contrairement à l’approche classique issue des travaux de Pasteur qui se penche surtout sur la physiopathologie et cherche à éliminer le symptôme, l’endobiogénie se rapproche plus de l’oeuvre de Claude Bernard en axant sa réflexion sur la fonctionnalité, l’homéostasie, et la compréhension physiologique du fonctionnement naturel de l’organisme afin d’étayer et d’améliorer ses processus d’autoréparations spontanées quand il présente des dysfonctionnalités.

Cette médecine est intégrative au sens où elle intègre dans sa réflexion et sa démarche le gène dans la cellule, la cellule dans l’organe, l’organe dans l’organisme, l’organisme dans son environnement. Ses modes d’actions doivent respecter au mieux chacune de ces strates.

Tout organisme en apparente bonne santé est en permanence dans un état d’équilibre plus ou moins coûteux en énergie fonctionnelle.

Les modifications de cet état d’équilibre dépendent des sollicitations d’adaptation subies en permanence par l’organisme. Devant une agression ou une simple modification du niveau d’équilibre, que cela soit exogène ou endogène, l’organisme utilise son système hormonal (endocrinien) aidé de son système neuro-végétatif pour coordonner une réponse qui doit permettre la mise en place d’une restauration correcte. Cette réponse utilise les mécanismes habituels de congestion, d’inflammation et d’immunité afin de construire la meilleure adaptation possible pour restaurer un équilibre fonctionnel sain.

Quand cette dynamique se déroule bien, il y a un retour à la situation initiale (l’agression peut même passer inaperçue), il s’agit d’une fonctionnalité physiologique. Par contre quand cette dynamique s’enraye, l’organisme passe à un état précritique, et si cela perdure à un état critique et bascule finalement dans la pathologie. Cette dynamique correspond à la physiopathologie.

L’endobiogénie intègre toutes ces dynamiques, leur sens, leur rythmicité. La réflexion du médecin lui permet ainsi de déterminer les points d’achoppement qu’il doit alors corriger, soutenir, accompagner pour retrouver la fonctionnalité optimum.

 

Le médecin formé à l’endobiogénie est le seul professionnel apte à porter un diagnostic médical basé sur cette approche et à mettre en place un projet thérapeutique correspondant à son patient.

Dans le cadre de cette pratique il n’y a pas de recettes toutes faites, chaque patient étant bien singulier dans ses mécanismes adaptatifs du moment. Cette approche n’est pas une médecine alternative, elle n’est pas une médecine complémentaire elle fait partie d’une évolution de la pensée médicale et reste totalement dans le cadre de référence de la médecine.

L’outil thérapeutique principal doit être respectueux de la fonctionnalité du corps humain et doit l’optimiser.

La plante médicinale répond à cette exigence. Elle peut être ingérée à dose pharmacologiquement active tout en n’étant pas substitutive si l’on utilise les doses adéquates.

C’est la répétition qui crée l’information : ainsi nul besoin de posologie à dose substitutive. La prescription à dose physiologique prise de façon répétée permet à l’organisme d’améliorer son fonctionnement et de s’auto-réparer au mieux. Il n’y a pas de meilleure prévention.

examen medical
équilibre du corps humain
Se soigner avec les plantes

Par ailleurs, la plante médicinale est également respectueuse de l’environnement

Elle n’est constituée que d’éléments issus du milieu naturel que cette même nature sait digérer, contrairement aux médicaments chimiques qui viennent au final polluer notre environnement (notamment l’eau). Néanmoins l’outil chimique substitutif est évidemment prescrit chaque fois que l’organisme est dépassé dans ses capacités de réparation et en danger imminent.

Cette approche d’essence intégrative, peut aussi s’appuyer potentiellement sur d’autres techniques de soin dans une vision coordonnée répondant au projet thérapeutique fixé par le médecin qui a construit le diagnostic.

Pour toutes ces raisons, nous pensons que l’endobiogénie a toute sa place dans l’avenir de la médecine.

Mise en place officiellement dans le service de santé public de la Ville de Mexico DF depuis la loi de juillet 2009, elle s’inscrit parfaitement dans la perspective de ce sur quoi nous devrions projeter notre avenir commun, à savoir le respect des circuits courts, le respect de notre environnement, notre respect.